Chers tous,
Ci-joint le document de consultation de l'IVSC sur les principes d'évaluation. Les commentaires seront acceptés jusqu'au 3 septembre 2010.
Bonne lecture
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vendredi 18 juin 2010
Par Daniel Beaumont le vendredi 18 juin 2010, 14:21
Chers tous,
Ci-joint le document de consultation de l'IVSC sur les principes d'évaluation. Les commentaires seront acceptés jusqu'au 3 septembre 2010.
Bonne lecture
mardi 13 mai 2008
Par Jean-Florent Rérolle le mardi 13 mai 2008, 15:26
L'AMF vient de reconnaitre l'Association Professionnelle des Experts Indépendants qui
a notamment pour objet :
La SFEV a soutenu cette initiative et fera partie du Collège consultatif de l'APEI.
vendredi 28 mars 2008
Par Jean-Florent Rérolle le vendredi 28 mars 2008, 22:44
Les attestations d'équité qui ont été émises à l'occasion de la reprise de
Bear Stearns par JP Morgan ont relancé le débat sur leur crédibilité et leur utilité pour les
actionnaires.
Deux fairness opinions ont été réalisées pour le compte du conseil
d'administration de Bear Stearns par la même banque d'affaires:
- Le 16 mars, l'offre de J.P. Morgan Chase & Co de $2 l'action était
jugée équitable pour les actionnaires de Bear Stearns
- 8 jours plus tard, une nouvelle offre de $10 était jugée tout aussi
équitable.
Les critiques formulées dans un article du WSJ du 25 mars montrent que la situation que Bebchuck
décrivait en 1989 dans "Fairness Opinions: How Fair Are They and What Can Be Done About It?"
n'a beaucoup évolué.
Ce débat américain doit aussi nous conduire à réfléchir à notre propre pratique en matière d'attestation d'équité. Ne nous réjouissons pas trop vite en considérant qu'une fois de plus la France est une exception culturelle. Certes, le rapport Naulot a apporté beaucoup d'améliorations, mais les pratiques restent encore trop hétérogènes.
jeudi 13 mars 2008
Par Jean-Florent Rérolle le jeudi 13 mars 2008, 23:34
Le 20 février dernier, le Seventh Circuit a pris une décision importante qui
concerne la pratique des fairness opinion aux Etats-Unis.
Cette décision confirme qu'une attestation d'équité n'a pas à être mise à
jour lorsque les circonstances ont changé entre sa date d'émission et sa
diffusion publique.
De manière plus regrettable, le juge considère que la banque peut s'abriter
derrière la lettre d'engagement pour délivrer une attestation d'équité sur la
base de projections qui sont manifestement irréalistes.
Pour plus de détails cliquez ICI.
vendredi 29 février 2008
Par Jean-Florent Rérolle le vendredi 29 février 2008, 19:55
On a déjà eu l'occasion de parler de rating de la gouvernance sur ce
blog.
Benjamin Jullien consacre deux articles sur ce sujet dans les Echos du 29
février 2008 : « Noter la
gouvernance pour mieux prévoir la performance » et « Une démarche
balbutiante mais prometteuse » desquels il ressort que, si des progrès
restent à faire et si l’efficacité de la démarche doit être encore démontrer,
le domaine est très prometteur.
Cette vision me semble un peu optimiste, et d’ailleurs un tableau présentant la France en 34ème position dans un classement de GMI met la puce à l’oreille. Même si l’on est très sceptique sur les progrès de la gouvernance en France (et je suis dans cette situation) il ne faut quand même pas exagérer ! Quand on voit que la Russie est positionnée au 36ème rang, on est saisi par un certain doute quant à la méthodologie de ces organismes.
Dans un post sur mon blog, je présente les conclusions d'une étude très intéressante de Paul Rose intitulée « the corporate governance industry »
S'il est incontestable que les agences de proxy ou de notation ont une grande utilité pour les investisseurs institutionnels et qu'elles ont à présent une influence considérable sur les pratiques des entreprises, ce système présente des dangers importants dont il faut avoir conscience :
Ces critiques sont corroborées par plusieurs études récentes comme celle sur laquelle j'avais déjà écrit "The Promise and Peril of Corporate Governance Indices", où Sanjai Bhagat, Brian Bolton et Roberta Romano soutiennent qu’il n’y a aucune relation entre les indices de gouvernance utilisés dans les etudes académiques et les mesures de performance.
mardi 26 février 2008
Par Jean-Florent Rérolle le mardi 26 février 2008, 19:37
La Securities and Exchange Commission (SEC) a récemment proposé plusieurs outils permettant de comparer les performances des entreprises qui ont accepté de participer au programme XBRL. (l'annonce a été faite par la SEC avec tous les "disclaimers" habituels car il s'agit plutôt de tester l'approche...).
Il faut rappeler ce qu'est XBRL : il s'agit d'un acronyme qui veut dire eXtensible Business
Reporting Language. Il s'agit d'un langage basé sur XML qui décrit les
différentes rubriques des comptes financiers. L'organisation qui y travaille
depuis 1999 est composée d'un grand nombre d'intervenants (Plus de 600 :
administrations, entreprises, organisations professionnelles, SSII...).
L'objectif est de mettre en place un langage qui permette d'accélérer la
fiabilité, la production, la diffusion et la comparabilité des informations
financières.
Grâce aux progrès de ce nouveau langage, la SEC a mis en place une série
d'outils à la disposition des investisseurs.
The software takes the work out of manipulating the data by entirely eliminating tasks such as copying and pasting rows of revenues and expenses into a spreadsheet. That frees investors to focus on their investments' financial results through visual representations that make the numbers easier to understand
Ces outils constituent incontestablement un progrès pour l'information des actionnaires américains car,
Unlike most free Internet tools that use adjusted or aggregated data and include disclaimers warning investors not to rely on the information for investment decisions, XBRL data can give investors nearly real-time access to the complete and actual data companies report under U.S. Generally Accepted Accounting Principles.
Une initiative certainement à méditer pour la France.
Par Jean-Florent Rérolle le mardi 26 février 2008, 16:17
Les fairness opinions ont récemment fait l’objet d’une étude de Thomson
Financial qui comporte quelques indications précieuses sur l’état actuel de la
pratique américaine (conflits d'intérêts, rémunérations, ouverture à l'égard
des acteurs indépendants...).
Conclusion de l'auteur de l'étude :
“although management is clearly aware of the conflict of interest with the dual role, they are not ready to pull the trigger on hiring a third party because of their concern that the agent will not be able to reach a required level of understanding and provide material insight”.
On trouvera les points principaux résumés sur mon blog.
vendredi 15 février 2008
Par Jean-Florent Rérolle le vendredi 15 février 2008, 18:38
Créé il y a 25 ans, l'International Valuation Standard Committee (IVSC) a pour mission de
concevoir et de promouvoir des standards d’évaluation internationalement reconnus.
D'ores et déjà, ces standards sont reconnues et acceptés par un large éventail
d'organismes dont la Financial Services Authority britannique, la Hong Kong
Securities and Futures Commission, le Securities and Exchange Board of India,
l’European Public Real Estate Association et le National Council for Real
Estate Fiduciaries. Ils inspirent également bon nombre d'associations
professionnelles d'évaluateurs dans le monde.
En 2006, l'IVSC a entamé un processus de de restructuration analogue à celui initié par l'IASC à
la fin des années 1990 et qui avait conduit à la création de l'IASB. L'objectif
est d’en faire une organisation mondiale reconnue par l'ensemble des marchés
financiers internationaux et les régulateurs en particulier
comptables
Le règlement et les statuts de l'IVSC ont été approuvés par les membres
actuels le 19 novembre 2007. La nouvelle structure de l'IVSC présente les
principales caractéristiques suivantes :
Les membres de l'IVSC n’incluront plus seulement des personnes travaillant
pour des instituts d’évaluation professionnels nationaux mais également des
individus travaillant pour des firmes d’évaluation, des gouvernements, des
utilisateurs finaux d'évaluations, et dans le milieu universitaire.
L'IVSC a annoncé aujourd’hui la formation de son conseil d’administration
provisoire. Ce conseil qui comporte 7 membres (dont le Président de la SFEV)
supervisera le processus de restructuration en cours:
"Le conseil d'administration provisoire sera chargé de superviser et contrôler en toute indépendance le processus de restructuration de l'IVSC. Il aura également un rôle de comité de nomination des futurs administrateurs de l’IVSC et des membres du Comité indépendant des normes d’évaluation internationales afin de permettre à la nouvelle structure d’être opérationnelle dès le mois de mai 2008"
a expliqué Marianne Tissier, Directrice de l’IVSC.
jeudi 18 octobre 2007
Par Jean-Florent Rérolle le jeudi 18 octobre 2007, 06:19
En 2005, la NASD (1) (qui est devenue la FINRA (2) à la suite de sa
fusion avec le département Regulation du NYSE) avait émis une proposition
tendant à imposer certaines règles de transparence et de procédures aux
institutions financières qui émettent des attestations d’équité. Cette
initiative avait été lancée à la suite des nombreuses critiques formulées à l’égard des attestations d’équité
américaines, en particulier celle d’une information insuffisante des
actionnaires sur les conflits d’intérêts potentiels entre l’émetteur de
l’attestation et les différentes parties impliquées dans l’opération.
Après les différentes consultations qui ont été organisées auprès des
professionnels, la SEC vient finalement d'approuver la nouvelle règle
(“Rule 2290”) qui devrait d’appliquer dans les 30 jours qui
suivront sa publication dans le Federal Register (attendue dans les jours qui
viennent) .
Celle-ci est en retrait par rapport au projet d’origine et ne va pas
bouleverser la pratique des banques américaines.
La rule 2290 va tout d’abord obliger l’attestateur d’équité à faire un
certain nombre de déclarations si l’attestation doit être rendue publique.
L’attestateur doit déclarer si :
La plupart de ces déclarations étaient déjà habituelles dans les
attestations américaines (la plupart des institutions ayant décidé d’appliquer
par anticipation cette règle), mais les deux dernières sont plus novatrices. En
particulier la dernière, étant précisé que celle-ci est en net retrait par
rapport à la proposition originelle qui imposait à l’émetteur de l’attestation
d’examiner l’équité de la rémunération des « insiders » à l’égard des
actionnaires.
Outre ces déclarations visant à améliorer la transparence de ces opinions,
la Rule 2290 exige que les institutions émettrices possèdent des procédures
écrites décrivant le processus d’approbation des fairness opinions. Ces
procédures doivent prévoir dans quelles circonstances et pour quel type
d’opinion il est nécessaire d’obtenir l’approbation d’un comité fairness (ou
tout autre comité interne) et la façon dont la revue des méthodes doit être
effectuée.
Ces procédures doivent couvrir les éléments suivants :
Ces nouvelles règles sont pour le moins légères quand on les compare à
celles en vigueur en France. Mais il faut rappeler qu’à la
différence de notre pays, la mise en jeu de la responsabilité de l’expert y est
plus facile.
(1)NASD : National Association of Securities Dealers
(2)FINRA : Financial Industry Regulatory Authority
dimanche 9 septembre 2007
Par Jean-Florent Rérolle le dimanche 9 septembre 2007, 07:34
L'International Valuation Standards Committee (IVSC) est une organisation créée en 1981 et basée à Londres qui a pour objet (comme son nom l'indique !) de développer des standards internationaux d'évaluation. A l'origine formée d'évaluateurs immobiliers, cette organisation s'est élargie à des évaluateurs financiers.
La révision récente de sa gouvernance qui vise à rendre plus autonome le groupe responsable de la mise au point ces strandards devrait permettre à l'IVSC de renforcer son rôle auprès des autorités réglementaires et professionnelles. La dernière version des standards a été publiée en juillet 2007.
L'IVSC vient de publier un document soumis à la discussion du public sur la détermination de la juste valeur des actifs intangibles dans le cadre des IFRS. Ce document concerne IFRS 3, IAS 36 et 38.
Ce document sera utile au débat car les praticiens continuent de se poser de multiples questions sur la façon d'appliquer concrètement les standards IFRS en matière d'évaluation d'actifs tangibles et intangibles. Il est publié à un moment où le sujet loin d'être stabilisé (la phase II du projet "Business combinaisons" est encore active et l'IASB a lancé une consultation sur un standard IFRS 3 amendé d'une part et sur la mesure de la juste valeur dans la foulée de celle du FASB).
Après un certain nombre de considérations sur l'interprétation de différents concepts (caractéristiques des actifs intangibles, marchés actifs et inactifs, les acteurs du marché-"markets participants", la définition de la juste valeur, la séparabilité des actifs intangibles), le document présente les différentes méthodes d'évaluation possibles.
L'IVSC définit traditionnellement 3 catégories de méthodes : la "Sales comparison" ( terminologie d'évaluateur immobilier qui vise les méthodes fondées sur les transactions), l''income capitalisation approach" et l'approche par les coûts".
Notant que les actifs intangibles sont souvent uniques, l'IVSC considère que la "Sales comparison", et plus particulièrement la méthode des transactions similaires n'est pas très adaptée et, qu'en conséquence, elle ne peut être utilisée que pour corroborer les résultats obtenus par une méthode intrinsèque.
Des développement sont ensuites consacrés aux principales techniques utilisées dans l'approche de l'"income capitalisation" :
Enfin, le document présente l'approche par les coûts (essentiellement la méthode de remplacement) qui permet d'établir la valeur maximale de l'actif intangible.
A noter quelques points intéressants :
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