Le 11 mars dernier, nous avons eu le plaisir d'accueillir Marie-Manuèle Samion lors d'une matinale qui s'est tenue à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Le compte rendu de cette matinale est à présent disponible. Il a été réalisé par Julien Congretel, étudiant du Master Finance et Stratégie avec lequel la SFEV a établi un partenariat.
Matinales de la SFEV
mercredi 23 avril 2008
La responsabilité de l'expert indépendant
Par Jean-Florent Rérolle le mercredi 23 avril 2008, 00:45
mercredi 16 avril 2008
Matinale du 23 Mai 2008 - Bsar, Stock options, management package : comment les évaluer ?
Par Clémentine le mercredi 16 avril 2008, 16:42
La SFEV organise en partenariat avec le Mastère Finance et Stratégie de l’IEP de Paris une matinale consacrée à l'évaluation des stocks options et des autres compensations liées aux fonds propres.
BSA, BSAR, stock options, actions de préférences… les outils d'intéressement ou d'association en capital sont nombreux et offrent des caractéristiques variées qui s'adaptent au contexte spécifique de chaque entreprise. Face à ces instruments complexes, les entreprises sont bien souvent désarmées pour estimer leur valeur. Pourtant cette évaluation est indispensable non seulement pour fixer le prix de vente de ces instruments aux bénéficiaires mais aussi pour assurer la sécurité fiscale de l'opération.
Les modèles d'évaluation d'option traditionnels sont aujourd’hui connus et maîtrisés par les évaluateurs. Malheureusement, ces modèles ne sont généralement pas applicables aux outils d'intéressement ou d'association en capital. Cette matinale a pour objet de dresser un panorama des pratiques en la matière, de réaliser un état des lieux des difficultés rencontrées et de proposer des amorces de solutions.
La matinale sera animée par Thomas Bouvet, Frédéric Dubuisson et Henri
Philippe.
- Thomas Bouvet est Directeur Général délégué d’Europe
Offering, société de conseil en ingénierie financière. A l’origine du marché
des OBSAR, Europe Offering a développé l’accès aux BSAR pour les managers pour
les associer avec levier à la valorisation, le plus souvent en Bourse, de leur
entreprise.
- Frédéric Dubuisson est Director au sein de KPMG Corporate
Finance. Il intervient dans le domaine de l’évaluation et des opérations de
M&A, en particulier lors de la mise en place ou de l’évaluation de
« Management Package ». Il est chargé de cours à l’Université Paris
Dauphine.
- Henri Philippe est consultant au sein de la société Accuracy où il est spécialisé dans le domaine de l’évaluation. Accuracy a développé une expertise reconnue dans ce domaine en réalisant, par exemple, l’évaluation des management packages de 6 des 10 plus gros LBO intervenus en 2007. Henri Philippe est également chargé de cours à l’université Paris-Dauphine et au Groupe HEC.
Lieu : Institut d’Etudes Politiques de Paris, Bâtiment A, salle 11, 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris
Horaire: de 8h15 à 9h45 (accueil des participants à 8h00)
Modalités d’inscription : Si vous désirez participer à cette manifestation, merci de confirmer votre présence à Clémentine Michel
lundi 3 mars 2008
Compte rendu de la conférence de Nicolas Veron du 6 février
Par Jean-Florent Rérolle le lundi 3 mars 2008, 22:54
Le 6 février dernier, Nicolas Véron a animé une matinale sur la crise
de l'information sur les risques.
Nos matinales sont organisées en partenariat avec SciencesPo Finance,
association qui regroupe les étudiants du master Finance et Stratégie de l'IEP
de Paris.
Dans ce cadre, Louis Berlan et Olivier Cohen-de Timary,
étudiants en 4ème année, ont rédigé un compte rendu que nous reproduisons
intégralement ci-dessous.
Comment caractériser la crise en cours ?
C’est une crise à triple détente :
- retournement du marché immobilier américain, ce qui empêche de nombreux américains de rembourser leurs dettes (crise des subprimes)
- fragilisation des banques du fait de la titrisation importante des subprimes
- incertitude sur les risques financiers : qui détient quel risque, à quel hauteur ? Ceci crée une défiance générale envers les acteurs financiers.
Le troisième point est essentiel et renvoie à notre attitude face aux risques financiers. Le marché a découvert qu’il ne connaissait pas suffisamment bien les risques. C’est un « choc de défiance ».
L’information financière : les « mauvaises surprises »
Cette crise est en partie due à d’importants déficits dans l’information
financière, qui font l’effet de « mauvaises surprises » sur les
marchés financiers :
- Consolidation : les banques allemandes, très exposées aux conduits (liés aux activités de titrisation et de finance structurée), ne consolidaient pas ces conduits au bilan. La révélation de leur exposition (IKB, Sachsen LB, WestLB) a été un choc dont les conséquences n’ont pas fini de se déployer outre-Rhin.
- Évaluation : l’évaluation à la baisse des subprimes pousse les banques à passer d’importantes provisions (UBS, Merrill Lynch), avec des difficultés sérieuses à évaluer certains titres devenus très peu liquides.
- Contrôle des risques : l’affaire Société Générale et les questions du contrôle interne des risques dans les grandes banques.
Ces trois facteurs poussent les acteurs de marché à être méfiants envers l’information financière, entraînant un assèchement brutal de certains segments de marché.
Les rôles des IFRS : les normes
Elles ont été « vendues », à la suite des crises asiatiques et russes des années 1990, comme la solution à des déficits d’information. Le débat sur leur effet procyclique dans la crise actuelle est vif en France mais peu fondé : ce qui pose effectivement problème en ce moment n’est pas le mark-to-market (même si ce principe peut être décrit comme procyclique), mais seulement l’évaluation des instruments pour lesquels il n’existe pas de référence de marché. Sans les informations apportées par les IFRS, notamment sur les dérivés, la crise aurait probablement été pire (voir les crises des années 1990, notamment au Japon et en France avec le Crédit Lyonnais : le retard au provisionnement des moins-values a eu un effet dépressif).
En fait il y a en France une certaine diabolisation des IFRS liée aux enjeux de gouvernance de l’IASB, qui n’a pas grand-chose à voir avec le contenu de ces normes. Le débat sur la manière dont est gouverné l’IASB (International Accounting Standards Board) est légitime, notamment sur la manière dont il écoute les acteurs du marché, les messages politiques des Etats et de l’UE. Mais ça n’a pas grand-chose à voir avec la crise actuelle. En revanche celle-ci met en relief des enjeux sérieux liés à la mise en œuvre des normes.
Le rôle des IFRS : la mise en œuvre
D’un pays à l’autre, il y a des disparités très fortes dans cette mise en œuvre de ces normes (exemple en Espagne : application d’un principe de prudence largement absent des IFRS). Or, la cohérence dans la mise en œuvre des IFRS est un facteur essentiel pour que ces normes contribuent à la stabilité financière. Ces disparités constituent donc le principal problème, plus que le contenu des normes elles-mêmes.
En outre, il n’y a pas de consensus sur le caractère autocorrectif du phénomène. Va-t-on vers une harmonisation progressive des pratiques? Ou bien la pression du marché ne sera-t-elle pas suffisante par manque d’arrangements institutionnels adéquats ?
Etude de la BCE en novembre 2006 sur les normes comptables et la stabilité financière : le mark to market ne pose pas un probème de stabilité ou de procyclicalité à condition que les éléments d’élaboration des informations en mark to market soient bien expliqués aux régulateurs et aux marchés à la fois. En d’autres termes, le marché est suffisamment intelligent pour comprendre les effets de procyclicalité à condition qu’il dispose de toute l’information.
Bâle II a aussi comme objectif d’offrir une meilleure évaluation du risque, et notamment des différents types de risques (de crédit, opérationnel, de marché, « résiduels » y compris le risque de liquidité). Pour avoir un comportement prudent les banques ne doivent pas seulement être contrôlées par une autorité publique mais aussi collectivement par le marché (« discipline de marché », dans le jargon des banquiers centraux), à travers la fourniture d’informations qui ne sont pas nécessairement identiques aux informations comptables. Dans le cas de Bäle II, à la différence des IFRS, la question de l’éventuel effet procyclique est posée, ainsi que celle d’un niveau de délégation aux banques et aux agences de notation peut-être excessif pour la mise en œuvre.
Un défi supplémentaire, l’intégration transfrontalière des banques
Ce phénomène a beaucoup évolué au cours des 10 dernières années. Parmi les nouveaux Etats membres, les systèmes financiers sont dominés par les banques étrangères (banques privatisées et rachetées au cours des années 1990). A l’inverse, en Europe occidentale certains systèmes financiers restent très nationaux, comme l’Allemagne (seulement 5% des actifs detenus par des établissements étrangers en 2004).
En 1997, presque tous les actifs européens des grandes banques étaient dans le pays d’origine. Mais aujourd’hui la part des actifs non domestiques est passée à environ 1/3 du total des actifs européens de ces banques. Ces actifs européens non domestiques des grandes banques sont devenus significatifs au plan macroéconomique, leur total passant de 10 à 30 % du PIB européen.
A partir du moment où les banques deviennent transfontalières, les autorités nationales n’ont plus une vision d’ensemble des risques. On passe alors d’une situation où le marché faisait confiance aux autorités de supervision pour avoir une fonction de contrôle et d’alerte sur les risques pris par les banques à une situation où cette confiance a sans doute déjà en partie disparu.
Des solutions à apporter ?
Plusieurs questions de politique publique se posent depuis le début de la
crise, notamment en ce qui concerne :
- les obligations d’information (évolutions des IFRS, révisions éventuelles de Bâle II, éventuelles autres obligations d’information)
- l’organisation de la régulation et de la supervision notamment pour les grandes banques ayant beaucoup d’activités transfrontalières (les « banques pan-européennes »).
Cependant, attention de ne pas agir dans la précipitation – il faut prendre le temps de comprendre les causes et les effets de chaque intervenant, avant d’apporter des solutions appropriées. La pression politique est forte mais des remèdes mal adaptés pourraient se révéler pires que le mal.
mardi 26 février 2008
SFEV - Matinale du mardi 11 Mars 2008: Responsabilité de l'expert indépendant
Par Clémentine le mardi 26 février 2008, 09:17
Comme nous vous l'avions indiqué, la prochaine matinale de la SFEV aura lieu le mardi 11 Mars 2008 de 8h15 à 9h45 à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Bâtiment A, salle 11, 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris.
Cette matinale sera consacrée à la "Responsabilité de l'expert Indépendant". La présentation sera assurée par Marie-Manuele Samion, avocat au sein du cabinet Farthouat Asselineau & Associés qui a été la cheville ouvrière d'un groupe de travail animé par Jean-Charles de Lasteyrie. Depuis la mise en place de la nouvelle réglementation AMF sur l'expertise indépendante, ce sujet est devenu très sensible. Marie-Noëlle présentera l'analyse et les recommandations de la SFEV en la matière.
Merci de confirmer votre présence à cmichel@hlhz.com
Présentation de Marie-Manuele Samions: Avocat associée du Cabinet Farthouat Asselineau et Associés (depuis 1995), elle a effectué sa prestation de serment en 1992. Titulaire d'un DEA de droit des affaires et droit économique (Paris II, 1986), elle a été successivement conseil juridique stagiaire (1988-1991) au cabinet Conseils Juridiques Associés, Avocat collaborateur (1992-1994) au Cabinet Farthouat Asselineau et Associés Ses domaines d'intervention sont le Droit des sociétés, des Contrats, le Droit commercial et le Droit bancaire.
Matinale du Mardi 11 Mars 2008: Responsabilité de l'expert indépendant
Par Clémentine le mardi 26 février 2008, 09:16
La prochaine matinale de la SFEV aura lieu le mardi 11 Mars 2008 de 8h15 à 9h45 à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Bâtiment A, salle 11, 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris.
Cette matinale sera consacrée à la "Responsabilité de l'expert Indépendant". La présentation sera assurée par Marie-Noelle Samion, avocat au sein du cabinet Farthouat Asselineau & Associés qui a été la cheville ouvrière d'un groupe de travail animé par Jean-Charles de Lasteyrie. Depuis la mise en place de la nouvelle réglementation AMF sur l'expertise indépendante, ce sujet est devenu très sensible. Marie-Noëlle présentera l'analyse et les recommandations de la SFEV en la matière.
Merci de confirmer votre présence à Clémentine Michel
jeudi 7 février 2008
La crise de l'information sur les risques
Par Jean-Florent Rérolle le jeudi 7 février 2008, 16:53
Lors de notre matinale du 6 février organisée à SciencesPo, Nicolas Véron a conduit une discussion très stimulante sur la crise financière et l'information sur les risques. Reprenant une grille de lecturequ'il avait développé dans un article récent dans la tribune, il considère qu'une vision claire de la crise actuelle doit s'appuyer sur une distinction entre trois composantes :
- l’éclatement d’une bulle immobilière dans certaines régions des États-Unis.
- l’incertitude sur le modèle économique des banques
- le déficit d’information crédible sur les risques financiers.
Beaucoup de décideurs, tels des médecins de Molière, font semblant d’avoir un diagnostic et ne savent que désigner des boucs émissaires : les agences de notation, les banques centrales, les hedge funds et autres « spéculateurs ». Or, l’enjeu réel est de permettre aux marchés de comprendre les modèles économiques bancaires, et de leur donner des informations appropriées sur les risques financiers. Autant de défis redoutables qui ne seront pas relevés par des postures politiques mais par un travail analytique, qui prendra du temps.
Nicolas a eu l'occasion a plusieurs reprises de s'exprimer sur les différentes dimensions de cette crise. On relira avec intérêt :
- Is Europe ready for a major banking crisis ?
- Le rôle de la puissance publique en question
- Les normes comptables, nouveau bouc émissaire
- Point de vue des investisseurs sur l'application des IFRS
Sa présentation est disponible ICI
mardi 22 janvier 2008
La crise de l'information sur les risques, thème de la prochaine matinale de la SFEV - le 6 février 2008
Par Jean-Florent Rérolle le mardi 22 janvier 2008, 09:52
La SFEV organise en partenariat avec le Mastère Finance et Stratégie de l’IEP de Paris une matinale consacrée aux premiers enseignements que la crise financière actuelle nous permet de tirer en matière d’information sur les risques.
Notre ami Nicolas Véron, économiste au centre de réflexion Bruegel à Bruxelles, associé de la société de conseil ECIF et membre du conseil d’administration de la SFEV, sera l’animateur de cette matinale. Pour lui, la crise actuelle ne se résume pas à l’enjeu de l’immobilier américain, de la perspective de faillites bancaires, ou du ralentissement économique : le véritable défi de cette crise est celui de l’information sur les risques, fondement de la confiance de marchés.
Comment venir à bout de ce « syndrome de Saint Thomas » qui avait affecté la valeur des actions en 2002 et qui touche aujourd’hui l’information sur des risques qui ne se prêtent pas facilement à standardisation ? S’appuyant sur les développements des marchés au cours des derniers mois et sur les récents débats aux Etats-Unis et en Europe, Nicolas présentera une grille de lecture de la problématique et des pistes de réflexion pour y répondre.
Lieu : Institut d’Etudes Politiques de Paris, Bâtiment J, amphithéâtre Jean Moulin,13 rue de l’Université, 75007 Paris
Horaire : 8h15 à 9h45 (Accueil des participants à 8h00)
Modalités d’inscription : merci d'envoyer un e-mail à Clémentine Michel
mardi 28 août 2007
L'évaluation : outil de décision, de négociation ou de validation ?
Par Jean-Florent Rérolle le mardi 28 août 2007, 00:06
L’irruption de l’évaluation dans la comptabilité avec la généralisation de la juste valeur, la récente réglementation AMF sur l’expertise indépendante, la nouvelle édition du guide de l’évaluation bientôt publiée par l’administration : autant d’évènements qui illustrent les nombreuses facettes de l’évaluation financière.
Certains la considèrent comme un exercice formel destiné à justifier une décision, tandis que d’autres l’utilisent comme un véritable outil d’analyse ou de négociation.
Réunissant des professionnels d’horizons très divers, notre table ronde du 14 septembre 2006, a été l’occasion d’échanger sur ce qui est devenu une partie intégrante de la panoplie des techniques mises en œuvre par les directions financières.
Les participants de cette table ronde étaient :
- Vincent de la Bachelerie, Associé, Ernst & Young
- Daniel Beaumont, Directeur général délégué, Associés en Finance
- Mondher Bellalah, Professeur, Théma, Université de Cergy
- François Kayat, Managing Director, Crédit Suisse
- Jacques Espinasse, Directeur Financier, Vivendi
- Frédéric Peltier, Avocat, Clifford Chance
Le compte-rendu de cette table ronde a été fait par les étudiants de Sciences Po Finance, association qui regroupe les étudiants du mastère Finance et Stratégie
lundi 20 août 2007
Attention aux multiples !
Par Jean-Florent Rérolle le lundi 20 août 2007, 22:24
Lors de la matinale du 2 décembre 2005, j'avais fait une présentation sur le principe de la Cohérence des méthodes d'évaluationdans le cadre d'une évaluation multicritères.
En effet, il est fréquent de constater que les hypothèses implicites utilisée dans une évaluation par les multiples sont différentes de celles (explicites) utilisées dans la méthode des cash flows. J'avais développé ces questions dans un article publié dans les Echos Management du 17 novembre 2005 : les multiples, méthode d'évaluation ou de décryptage
dimanche 19 août 2007
Une nouvelle approche d'évaluation par les cash flows
Par Jean-Florent Rérolle le dimanche 19 août 2007, 12:45
Le 21 juin 2006, nous avons reçu Jacques Tierny, à l'époque directeur
financier adjoint de Casino et depuis septembre 2007 directeur financier de
Gemalto, pour évoquer un sujet qu'il avait déjà traité dans le Journal of Applied Corporate Finance : L'actualisation
normative des cash-flows basée sur le capital économique.
.
Développant une position particulièrement originale, sa présentation a d'ores et déjà suscité des réflexions de François Meunier sur la solvabilité et l'évaluation (on rappelle que François Meunier est le Président de la DFCG, directeur financier de la COFACE et administrateur de la SFEV), et bien sûr une réponse de notre ami Jacques.
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